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LEXIQUE

Bien utile, le lexique du cyclisme (+ de 2 500 mots) Français/Anglais : cliquer ici >>

GLOSSAIRE 

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

 A 

  • AVOIR LES MAINS AUX COCOTES : poser les mains sur le haut des poignées de freins, à l'endroit qui les relie au guidon. Cette façon de se tenir redresse le buste, et donne au coureur une position de décontraction, utilisée lorsque l'allure de la course est réduite.
  • ACCROCHER (S') : Tenter de rester dans le peloton, à un moment où le coureur essuie une défaillance. En puisant dans ses réserves, il produit un effort et s'accroche pour éviter d'être lâché.
  • AJUSTER : Venir battre sur la ligne un adversaire qui croyait avoir course gagnée. Lors d'un sprint, venir de l'arrière en puissance et jeter le vélo sur la ligne pour la franchir le premier.
  • ALLER AU BOUT : S'échapper du peloton et résister à sa poursuite jusqu'à l'arrivée. Cette façon de faire s'applique aussi bien à un coureur solitaire qu'à un groupe de coureurs. Dès lors que l'écart entre eux et le peloton est conséquent, on peut penser que l'échappée ira au bout.
  • ALLUMER LES PHARES : s'emploie pour un coureur qui a sûrement fait appel à des subterfuges. Son regard, au moment du départ ne trompe pas, ce qui fait dire au suiveur averti qu'il a dû allumer les phares.
  • AMÉRICAINE : Épreuve de cyclisme sur piste. Dans chaque équipe, deux coureurs se relaient sur 50 kilomètres, l'un des deux, alternativement, pouvant se reposer quelques tours avant de reprendre le relais. Le classement est fait à partir du nombre de tours parcourus puis en fonction du nombre de points obtenus aux classements intermédiaires (tous les cinq kilomètres). Cette épreuve est aussi connue sous le nom de « Madison ».
  • ASTIQUER LES RIVETS DE LA SELLE : Métaphore s'appliquant au coureur à la peine qui reste assis à l'avant de la selle de son vélo.
  • AUTOBUS : l'autobus apparaît généralement dans les épreuves de montagne. Il désigne un groupe de coureurs attardés qui roulent ensemble, afin de progresser et arriver dans les délais. Il y a toujours un spécialiste qui aura la charge de se renseigner sur le retard accumulé par les coureurs et de régler l'allure en conséquence. Ils doivent faire en sorte d'arriver ensemble, pour le cas où ils seraient hors-délais, ceci afin d'influencer la décision du jury, et d'éviter l'élimination.
  • AVALER UNE BOSSE : être en très bonne condition, et n'éprouver aucun difficulté à franchir les obstacles représentés par de petites côtes, voire même des cols de troisième ou quatrième catégorie se jouer des difficultés, sans avoir besoin d'employer le dérailleur pour changer de braquet, ni de s'employer à fond.
  • AVOIR DE LA LAINE SOUS LES ONGLES : le coureur victime d'une telle accusation est celui qui a tenté, lors d'un sprint, de gagner en s'accrochant délibérément au maillot de son adversaire, se servant de cet appui, pour se propulser en avant. Cette expression n'est plus de mode, en raison des nouveaux matériaux utilisés pour la fabrication des maillots, la laine ayant disparue, mais elle dit bien ce qu'elle veut dire.
  • AVOIR DU MONDE SUR LE TOIT : cela signifie, qu'à la suite d'une chute, beaucoup de coureurs gisent sur la route, parmi les vélos entremêlés.
  • AVOIR GRAND : utiliser un développement trop important, en fonction du terrain sur lequel évolue le coureur. Il fatigue, et s'il veut rester avec les autres, il devra adopter un développement plus petit, afin de pédaler plus souplement (voir "mettre une dent de moins")
  • AVOIR LA FRINGALE : Cela signifie que le coureur a un taux de glucose insuffisant dans le sang. La médecine parle d'hypoglycémie lorsque la glycémie est basse. Pour un coureur brûlant normalement beaucoup de calories, s'il n'a pas pris ses précautions aux ravitaillements, la sanction est brutale, il ne peut plus avancer, c'est la fringale.
  • AVOIR LA FRITE : se sentir bien, non seulement pour contrer les attaques, mais aussi pour provoquer son adversaire, sans fournir de trop gros efforts.
  • AVOIR LA GICLETTE : se sentir des fourmis dans les jambes, et être prêt, à tout moment à gicler du peloton. Cela dénote une grande forme.
  • AVOIR LA GUEULE DANS LE VENT : ne pas savoir s'abriter, et rouler en étant toujours face au vent, ne pas rechercher systématiquement l'abri, lorsqu'il se présente, et fournir des efforts contre le vent. Cette façon de courir sera préjudiciable pour la suite de la course, car le coureur ne pourra pas suivre l'allure du peloton, ayant trop puisé dans ses réserves.
  • AVOIR LA PANCARTE DANS LE DOS : cette expression s'applique en règle générale au favori de l'épreuve, ou au leader de la compétition. Cette position qui le distingue dans le peloton, lui vaudra des attaques incessantes de ses adversaires et ne lui permettra pas de tenter facilement une action déterminante. Ce n'est pas la situation rêvée, mais c'est aussi la rançon de la gloire
  • AVOIR LA PECHE : être dans les mêmes conditions que lorsqu'on a le coup de pédale, de savate ou que l'on a la frite.
  • AVOIR LA POMPE : être incapable de suivre l'allure des concurrents, après avoir trop fourni d'efforts. Le coureur ayant la "pompe" sera irrémédiablement lâché, et n'aura pas les ressources suffisantes pour terminer. Cette attitude traduit un manque de condition, ou une mauvaise répartition des efforts en fonction de la course.
  • AVOIR LA SELLE DANS LE TROU DU CUL : être à la tâche. Produire un effort au-dessus de ses possibilités, en recherchant le plus d'efficacité dans les jambes, en s'asseyant à l'avant de la selle (voir "faire du bec de selle").
  • AVOIR LA SOCQUETTE EN TITANE : expression synonyme de la précédente, qui fait référence à ce métal particulièrement léger.
  • AVOIR LA SOCQUETTE LEGERE : cette expression traduit la facilité avec laquelle le coureur pédale. Sans grands efforts, il participe à toutes les actions de la course. Cela dénote une bonne condition physique.
  • AVOIR LE COMPTEUR BLOQUE : ne pas pouvoir passer la vitesse supérieure, ce qui permettrait de faire la différence. Se dit aussi du coureur qui suit facilement jusqu'à une vitesse donnée, et qui est irrémédiablement lâché, dès que le peloton accélère. On dit aussi que le coureur plafonne.
  • AVOIR LE COUP DE JARRET : être suffisamment puissant pour répondre sans retard à une attaque, ou pour sortir d'un seul coup du peloton, en ne laissant aucune chance à celui qui voudrait suivre. S'emploie aussi pour le sprinter qui a une forte puissance dans les jambes pour battre son adversaire au dernier moment.
  • AVOIR LE COUP DE PEDALE : être dans une excellente condition physique et se sentir prêt à répondre à toutes les attaques, quel que soit le terrain choisi. Rouler sans difficulté à n'importe quelle allure.
  • AVOIR LE COUP DE SAVATE : expression synonyme au "coup de pédale".
  • AVOIR LE NEZ DANS LE CINTRE : par opposition à l'expression précédente, le coureur tient son guidon au bas du cintre, le nez au ras de la potence, le corps arc-bouté ; cette position est utilisée lorsque l'allure de la course est très élevée, où lorsque le coureur doit fournir un effort particulier.
  • AVOIR LES GROSSES CUISSES : les coureurs ont les "grosses cuisses" notamment dans les épreuves courues en deux tronçons, une le matin, une autre l'après-midi. Ils n'ont pas le temps, pendant le court repos, de soumettre leurs muscles aux mains du masseur. D'où l'expression qui traduit la non-décontraction des muscles.
  • AVOIR LES JAMBES DANS LA LAINE : être au repos, ou en période de décontraction. Le coureur qui, après un effort, s'allonge, le fait en se recouvrant les jambes, avec une couverture, ou enfile des jambières, pour éviter un refroidissement de la musculature. Cette expression s'adresse aussi au coureur ne participant pas, pendant un certain temps, aux compétitions.
  • AVOIR OUBLIE : se dit d'un coureur qui, après avoir rattrapé un adversaire, le dépasse sans le regarder, et s'enfuie sans se retourner. On dit alors, qu'il l'a oublié au passage.
  • AVOIR PETIT : cela traduit l'insuffisance du développement par rapport au terrain sur lequel évolue le coureur. S'il a petit, il va donner plus de tours de pédalier que les autres. Pour retrouver le même rythme, il devra adopter un développement plus grand (voir "mettre une dent de mieux").
  • AVOIR TOUT A DROITE : mettre, à l'aide du dérailleur, la chaîne sur le grand plateau et sur la plus petite couronne de la roue libre, ces deux pièces se trouvant le plus à droite, pan-apport au cadre. Cette position, de la chaîne, donne le plus grand développement.
  • AVOIR TOUT A GAUCHE : mettre, à l'aide du dérailleur, la chaîne sur le petit plateau et sur la plus grande couronne de la roue libre, ces deux pièces se trouvant le plus à gauche, par rapport au cadre. Cette position, de la chaîne, donne le plus petit développement.
  • AVOIR TOUT FAIT A L'EAU CLAIRE : n'avoir usé d'aucun expédient ou produit dopant. Avoir fait la course uniquement sur sa valeur athlétique et sa condition physique.
  • AVOIR UN BON DE SORTIE : est en général réservé à un coureur de second rang dont la place au classement général ne risque pas de mettre en péril celle des leaders. Un régional aura un bon de sortie, ce qui lui permettra, peut être, de gagner une étape. Cette autorisation aura la bienveillance du porteur du maillot de leader, qui en informera ses équipiers.
  • AVOIR UNE JAMBE AU-DESSUS DES AUTRES : cette expression s'applique au coureur qui, indéniablement, est supérieur aux autres, parce que doué naturellement. Elle peut traduire aussi, la bonne condition physique d'un coureur, pendant une période donnée, par rapport à celle de ses adversaires.

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B
  • BACHER : se protéger ; lorsque le ciel est menaçant, le coureur annonce "je vais bâcher"; le peloton peut aussi être bâché, sous la pluie, les coureurs enfilant l'imperméable. Le mot peut être employé lorsqu'un coureur, n'a pas très envie de faire la course et dit :" A mon avis, je vais bâcher de bonne heure, ce qui revient à dire qu'il va abandonner.
  • BALUSTRADES, Monter aux : Expression de la piste pour désigner un sprinter qui monte dans les virages, soit pour attaquer en s'aidant de la pente, soit pour obliger son adversaire à en faire autant ce qui permet de le contrôler. 
  • BECQUETER DE L'AILE : en terme juridique, on dit : "rétropoussette sur aile de voiture". Le coureur profite, au cours d'une montée de col, de la présence d'une voiture pour s'appuyer sur l'aile et relancer sa cadence. Cet acte est sévèrement puni, lorsque le coureur se fait prendre.
  • BLOQUER LA COURSE : travail d'une équipe qui, par un marquage serré des adversaires, empêche toute échappée et tout développement de la course. Cette action permet aux mieux placés ou aux favoris, d'éviter tous efforts jusqu'au moment où ils ont envisagé une attaque, en vue d'une éventuelle victoire. Cette action n'est pas toujours appréciée des suiveurs, car pendant des kilomètres il ne se passe rien.
  • BON DE SORTIE, Avoir un : Se dit d'un coureur qui n'est pas trop craint et que ses concurrents laissent filer dans une échappée. Parfois certains coureurs peuvent ainsi tromper leurs adversaires et en profiter pour aller jusqu'au bout. 
  • BORDURE : Groupe de coureurs ne parvenant pas à entrer dans l'éventail. Généralement, il en résulte une cassure du peloton
  • BOSSE : Une montée, un col, (plus long que le « coup de cul »). 
  • BOUCHER UN TROU : combler la distance séparant le peloton d'un groupe de quelques coureurs ayant pris une avance de quelques mètres. Se remettre dans la roue du coureur situé devant. Ne pas laisser de distance entre la roue arrière du coureur et la roue avant de celui qui suit.
  • BRAQUET : Rapport entre le nombre de dents du plateau et le nombre de dents du pignon (53/12, 39/21,...).
  • BRAQUETS D'ASTHMATIQUE : tout petit développement avec des pignons à l'arrière d'un nombre de dentures proches du nombre de celles du plateau, ce qui fait avancer très doucement, tout comme l'asthmatique gravissant lentement un escalier pour éviter l'essoufflement.
  • BRULER LE RAVITAILLEMENT : ne pas prendre la musette tendue par le soigneur au contrôle de ravitaillement. Profiter du ralentissement général pour s'échapper. Cette pratique peut être payante, dès lors que le coureur a pris les dispositions nécessaires pour ne pas être victime de la fringale.

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C

  • CAILLASSE, Rouler dans la : dans un éventail, être forcé de rouler dans le bas-côté pour rester à l'abri.
  • CERISE, se faire : partir, se tirer, se barrer, se casser.
  • CERISE se refaire : se refaire une santé. C'est vrai, il y a un Américain qui s'est effondré de fatigue un jour - perdant 10 minutes au classement général - et qui, le lendemain, a regagné tout ce temps perdu. Pendant la nuit, il a dû se refaire la cerise.
  • CHAPE, Mettre la : C'est battre son adversaire au sprint avec le plus infime des écarts qui ne représente pas plus que l'épaisseur d'un boyau (quelques millimètres).
  • CHASSER LA CANETTE : action qui se pratiquait par grosses chaleurs et qui consistait à trouver des boissons rafraîchissantes pendant la course. Ce rôle était surtout dévolu aux équipiers qui n'hésitaient pas à s'arrêter à une fontaine ou même dans un café pour remplir des bidons, ou tout simplement emporter une canette de bière ou de limonade. Cette coutume a tendance à disparaître pour deux raisons : d'abord la course va trop vite, et ensuite, les organisateurs prévoient des ravitaillements officiels en eau fraîche.
  • CHAUDIERE : coureur dopé ou à la réputation sulfureuse en la matière.
  • CHASSE PATATE : Être intercalé entre deux groupes de cyclistes sans grand espoir de rattraper le groupe qui précède.
  • CHATOUILLER LES PEDALES : être en bonne condition physique et n'avoir aucune peine à pédaler, ne sentant pas l'effort fourni par les jambes; pédaler facilement sans être obligé d'appuyer très fort sur les pédales.
  • CLASSIQUE : Épreuve de cyclisme sur route. Épreuve en ligne d'un jour.
  • COCOTTES : Poignées de frein.
  • COMPTER LES PAVES : rouler très doucement, non par envie, mais contraint et forcé, par manque de forme. Le coureur donne l'impression, tant son allure est faible, de compter les pavés. La formule s'applique quel que soit le terrain.
  • CONTRE-LA-MONTRE : Épreuve de cyclisme sur route. Course en solitaire, le coureur doit rallier l'arrivée au plus vite. La variante par équipe a le même principe.
  • COUP DU CHACAL (ou Coup de Cancellara): tactique de course cycliste consistant à attaquer dans les deux derniers kilomètres d'une course et franchir la ligne d'arrivée en vainqueur. Son plus grand représentant actuel est le champion suisseFabian Cancellara.
  • COUP DE CUL : brusque élévation de la route, sur une courte distance, avant d'atteindre le sommet d'une côte.
  • COURIR A LA MUSETTE : se dit d'un coureur qui n'a pas de contrat à l'année dans un groupe sportif, et qui est embauché à la course, pour renforcer une équipe. On lui fournit le ravitaillement et l'assistance technique. Les prix qu'il peut gagner pendant la course lui sont acquis. Compte-tenu de la nouvelle législation concernant les coureurs professionnels, cette pratique n'a plus cours.
  • COURIR COMME UN TROIS ET QUATRE : ancienne expression s'adressant à un professionnel, qui court très mal, qui ne comprend rien au développement de la course, et qui s’y prend comme un jeune amateur de la catégorie 3 ou 4, catégories des débutants.
  • COURIR EN RAT : faire la course sans participer à l'action ; profiter des efforts des autres, alors que l'attitude du coureur laisse à penser, qu'il peut participer à l'action. Cette façon de courir n'est pas très appréciée des autres concurrents.
  • COURSE à ÉTAPES : Épreuve de cyclisme sur route. Course en ligne se déroulant en plusieurs jours.
  • COURSE AUX POINTS : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuves où une trentaine de coureurs s'affrontent sur une longue distance (jusqu'à 30 kilomètres). Les coureurs accumulent les points en gagnant les sprints intermédiaires, tous les deux kilomètres, et le sprint final.
  • CREUSER L'ECART : augmenter l'avance qui sépare l'échappé ou le groupe d'échappés du peloton ; dans un challenge, disputé sur plusieurs épreuves, augmenter son écart en point, par rapport à son suivant immédiat.

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D
  • DANSEUSE : Position du coureur lorsqu'il n'est pas assis sur la selle.
     
  • DESCENDRE COMME UNE CAISSE A SAVON : Descendre très mal un col, par manque de confiance en soi ; freiner sans arrêt, à faible allure, s'aider de ses pieds pour ralentir, ne pas savoir utiliser la trajectoire de la route, tout comme une caisse savonneuse, donc glissante, rejetée d'un bord à l'autre. Pour le coureur, c'est une grande perte de temps.
     
  • DEMI-FOND : Épreuve de cyclisme sur piste. Course de 30 à 100 kilomètres (ou d'une heure) effectuée derrière une moto.

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E

  • ÉCHAPPÉE : Coureur ou groupe de coureurs ayant distancé le peloton.
     
  • ÉCRASER LES PEDALES : pédaler en force, rageusement, en appuyant son effort par un balancement du corps ; cette façon de pédaler se rencontre souvent chez un coureur seul, luttant contre le vent.
     
  • EMMENER LA BRACASSE : adopter un développement très important en utilisant le grand plateau et le plus petit pignon (ex : 56x11). Tous les coureurs ne sont pas aptes à emmener un tel développement, qui demande beaucoup de puissance dans les reins et les cuisses.
     
  • EMMENER LE SPRINT : prendre en charge l'équipier le plus rapide au sprint, en le maintenant dans sa roue, lui éviter de prendre du vent en lui donnant de l'abri, et s'écarter brusquement pas très loin de la ligne d'arrivée, pour le laisser s'exprimer. En règle générale, celui qui emmène le sprint a peu de chance de remporter la victoire.
     
  • EN AVOIR SOUS LA PEDALE : avoir beaucoup de force ; le coureur qui en a sous la pédale fait preuve d'une excellente condition physique et suit le rythme sans forcer.
     
  • EN GARDER UN PEU : l'expression s'applique à un coureur qui ne jette pas toutes ses forces dans le combat, mais garde un peu de réserve athlétique. Ce qu'il aura gardé en force, lui servira le moment venu, pour répondre à une attaque ou attaquer.
     
  • EN METTRE UN COUP SUR LA MEULE : étant en tête, en première position, augmenter d'un seul coup son effort, afin d'accélérer l'allure du peloton. Cela permet d'éliminer un certain nombre d'adversaires, incapables de suivre.
     
  • EN PLACER UNE : faire un démarrage en force, sans avertir, surprendre son adversaire au moment où il ne s'y attend pas. Faire une attaque surprise à un moment essentiel de la course, alors que le peloton musarde.
     
  • EN PRENDRE UN ECLAT : être, d'un seul coup, lâché par le peloton sans pouvoir réagir; se retrouver sans force pour rester au contact, et perdre rapidement du terrain. C'est souvent ce qui arrive en cas de fringale.
     
  • EN REMETTRE UN PEU : après avoir fait un premier démarrage, ayant permis l'élimination.
     
  • EN REMPORTER UNE BELLE : remporter une victoire dans une épreuve particulièrement difficile, comme une étape de montagne ou une classique d'un jour.
     
  • ENROULER LE BRAQUET : pédaler très souplement, sans effort, quelque soit le développement utilisé et la configuration du terrain ; les spécialistes des épreuves contre la montre, en règle générale savent utiliser le dérailleur et pédaler sans à coup.de plusieurs adversaires, augmenter à nouveau son effort, pour tenter de partir seul.
     
  • ENTERREMENT DE PREMIERE CLASSE : se dit lorsque le peloton, regroupant les principaux favoris, se désintéresse de la course et franchit la ligne d'arrivée longtemps après le vainqueur de la course.
     
  • ENVOYER DANS LA MOULURE : relancer la course sans discontinuer, et surtout, sans laisser le temps à l'adversaire de récupérer.
     
  • ENVOYER DE L'AIR : être particulièrement entreprenant et remuant, ne laissant aucun répit à l'adversaire. C'est un signe de bonne condition physique.
     
  • ENVOYER LA MAIN : lors d'un sprint, écarter un adversaire de la main, ou attraper le maillot pour se propulser à l'avant. Cette pratique est sévèrement punie, entraînant le déclassement à l'arrivée, si le fautif est surpris par un commissaire.
     
  • ÊTRE A LA RAMASSE : être très en retard par rapport à la tête de la course, sans aucune chance de rejoindre celle-ci.
     
  • ÊTRE A PIED : ne pas être en mesure de suivre le rythme de la course, même si celui-ci est peu élevé. Se trouver sans force et rouler très lentement, à l'allure d'un homme à pied.
     
  • ÊTRE ASPIRE : dans deux cas, un coureur peut être aspiré:
    a) le coureur est échappé, mais le peloton fond sur lui et l'aspire ;
    b) le coureur est attardé et se laisse aspirer par les motos et les voitures ; dans ce dernier cas, il peut être sanctionné.
     
  • ÊTRE COLLE AU GOUDRON : ne plus avancer, être sans force, et ne pas tenir le rythme imposé par la course.
     
  • ÊTRE CUIT : avoir jeté toutes ses forces dans une action déterminée, et ne pas pouvoir continuer. Lorsqu'il est cuit, le coureur dégouline de sueur et n'avance plus.
     
  • ÊTRE DANS L'ALLURE : suivre sans difficulté la vitesse du peloton, participer à toutes les actions sans le moindre effort. Cette façon d'être dénote une excellente forme.
     
  • ÊTRE DANS LA BONNE : faire partie de la bonne échappée, celle qui a toutes les chances de parvenir à l'arrivée sans être inquiétée par le peloton des poursuivants.
     
  • ÊTRE DANS LA BORDURE : le coureur qui n'a pas pris le soin d'être bien placé au moment de la formation de l'éventail, risque de ne pouvoir s'y incorporer. Il se retrouve ipso-facto dans l'obligation de rouler sur la bordure et n'a d'autre solution que de laisser partir le groupe auquel il voulait se joindre.
     
  • ÊTRE DANS LA BOTTE : s'être laissé enfermer par ses adversaires lors d'un sprint, sans avoir la possibilité d'échapper à leur emprise.
     
  • ÊTRE DANS LA GALERE : se trouver dans un groupe de coureurs par pur hasard, et être obliger de rouler, sans trop savoir comment évoluera la situation de la course.
     
  • ÊTRE DANS LA MAFIA : faire partie d'un groupe de coureurs d'équipes différentes mais dont l'intérêt commun, est de ne laisser aucune prime ni la victoire à un autre. L'ensemble des coureurs concernés se partagera les gains ainsi réalisés. Cette pratique a lieu la plupart du temps lors des critériums.
     
  • ÊTRE DANS LA PAMPA : être très attardé et livré à soi-même sans assistance. En règle générale, le coureur, dans une telle situation, ne tarde pas à abandonner.
     
  • ÊTRE DANS LA ROUE : marquer un adversaire désigné, en se mettant derrière lui, sans jamais prendre de relais. Il s'agit souvent d'une consigne donnée par le directeur sportif, en fonction des intérêts à défendre pour son équipe.
     
  • ÊTRE DANS LE PAQUET : se trouver dans le peloton le plus important de la course.
     
  • ÊTRE DANS LE RONDIN : se trouver derrière un concurrent qui pédale rapidement, et se placer de la même façon que derrière une moto munie d'un rouleau, la roue avant prête à toucher la roue arrière dudit concurrent, et n'en plus bouger.
     
  • ÊTRE DANS LE ROUGE : être incapable de continuer un train soutenu, et perdre le bénéfice d'efforts trop violents ; on peut voir souvent un coureur qui limite une action solitaire, pour éviter d'être dans le rouge, son cœur donnant des signes de fatigue.
     
  • ÊTRE DANS LE VENT : ne pas avoir trouvé l'abri nécessaire, soit dans le peloton, soit derrière un entraîneur, et être dans l'obligation de fournir plus d'efforts que les autres.
     
  • ÊTRE DANS LES ROUES : s'installer dans le milieu du peloton, et rester dans les roues, avec l'intention déterminée de ne participer à aucune action.
     
  • ÊTRE EJECTE DU PELOTON : lors de l'accélération du peloton, être dans l'impossibilité de suivre et se trouver immédiatement distancé.
     
  • ÊTRE EN DANSEUSE : position du coureur, principalement en montagne. Elle oblige le coureur à se dresser sur les pédales, et pédaler en prenant appui sur le guidon. Cette position provoque un déhanchement, mouvement proche de celui d'une danseuse sur les pointes.
     
  • ÊTRE EN LIGNE DE CHAINE : être bien posé sur le vélo, rouler tout droit, à la même allure, sans balancement du corps, en donnant un mouvement régulier à son pédalage.
     
  • ÊTRE EN ROUE LIBRE : donner, de temps en temps, un tour de manivelles, et se laisser aller. Etre dans le peloton sans produire le moindre effort. Se dit aussi d'un coureur qui, en fin de saison, n'est plus motivé, et participe à des épreuves sans conviction, attendant visiblement les vacances.
     
  • ÊTRE EN TRAVERS : ne pas être à même de suivre le rythme de la course, mais tenter malgré tout d'y parvenir, en recherchant une bonne position ou une bonne place ; dans ce cas, le coureur donne l'impression de ne pas avancer. Ce dit aussi d'un coureur, qui, dans un col ou une côte, n'arrive pas à grimper, et essaie en roulant de chaque côté de la route, à réduire son effort.
     
  • ÊTRE ENFERME : se trouver entouré par des adversaires, sans avoir la possibilité de s'exprimer, ni de tenter une quelconque action.
     
  • ÊTRE FACILE : suivre sans difficultés l'allure de la course, sans fatigue ni efforts particuliers.
     
  • ÊTRE LE PREMIER DES NON-PAYES : être classé à la première place à laquelle n'est pas attribués de prix. Si dans une course et seul les 20 premiers ont un prix, le 21ème est le premier des non-payes.
     
  • ÊTRE OUBLIE : après avoir été échappé, être rattrapé par un adversaire, et être dépassé sans pouvoir prendre sa roue.
     
  • ÊTRE PENDU : synonyme de "rester en équilibre" ; perdre le contact, ne pas pouvoir faire tourner les jambes, comme si le coureur pédalait dans le vide.
     
  • ÊTRE PIED AU PLANCHER : avoir atteint sa vitesse maximale et être dans l'impossibilité de l'augmenter.
     
  • ÊTRE PLANTE : ne pas être en mesure de participer à une action bien au contraire ; ne pas pouvoir suivre et donner l'impression de faire du sur place.
     
  • ÊTRE SUR LA PETITE PISTE : être en petite condition physique. L'expression vise surtout les pistards. La petite piste est la bande qui se trouve entre la côte d'azur et la bande déroulement. Un coureur sur la petite piste ne participe que faiblement à l'action de la course, et ne monte que rarement sur l'anneau de vitesse.
     
  • ÊTRE SUR LA RESERVE : ne participer que rarement à une action, attendant de voir comment la situation évolue, avant de se donner à fond.
     
  • ÊTRE TOUT "CAMPA" : "campa" est l'abréviation de Campagnolo, considéré comme la marque d'accessoires la plus chic et la mieux dessinée. Par extension, on dit d'une belle femme, à l'allure seyante, qu'elle est montée "tout campa". Cette expression fut créée par l'écrivain René Fallet.
     
  • ÉVENTAIL : groupe de coureurs qui se place en diagonale pour se protéger du vent. Le premier coureur se place du coté de la chaussée d'où vient le vent, les autres coureurs se décalent afin d'être à l'abri du vent, et prennent ainsi toute la largeur de la route.
     
  • EXPLOSER : C'est se retrouver instantanément dans l'incapacité de poursuivre un effort soutenu.

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F

  • FAIRE CONNAISSANCE DE L'HOMME AU MARTEAU : avoir une défaillance telle, que l'on a l'impression d'avoir été assommé. Elle est si soudaine, que le coureur qui en est victime, reste sans force, et dans l'impossibilité de reprendre la course, sans un temps de récupération. L'Homme au marteau a frappé; il a été immortalisé par les dessins de Pellos.
     
  • FAIRE CONNAISSANCE DE LA SORCIERE AUX DENTS VERTES : être victime de plusieurs crevaisons, de plusieurs chutes, avoir une malchance incroyable, dans la même journée, comme si un être fantasmagorique avait jeté le mauvais œil ou le mauvais sort à un coureur au cours d'une étape. Comme pour l'Homme au marteau, Pellos, le créateur des Pieds Nickelés, célèbre bande dessinée des années 1950, a donné un visage à cette sorcière, mauvais génie du cyclisme.
     
  • FAIRE DE LA MECANIQUE : outre le fait que le coureur doit, chez lui, faire un peu de mécanique pour l'entretien de ses vélos, l'expression est attribuée à celui qui, pendant la course, bricole lui-même son vélo, parce qu'il trouve que quelque chose ne va pas ou fonctionne mal.
     
  • FAIRE DE LA PATINETTE : se laisser porter par la course, sans y participer vraiment, tout en donnant l'impression d'être dans le coup.
     
  • FAIRE DEGUEULER SA BOUILLIE : obliger un adversaire à fournir un effort intense, le plus longtemps possible, jusqu'à la nausée, pour lui faire lâcher prise et abandonner la lutte.
     
  • FAIRE DES BORNES : accumuler des kilomètres en début de saison, pour retrouver la condition physique, et en cours de saison pour la maintenir ; certains coureurs ont besoin de faire beaucoup de bornes, alors que d'autres peuvent se contenter de peu de kilomètres.
     
  • FAIRE DU BEC DE SELLE : le coureur s'avance sur sa machine et s'assoie à l'extrémité de sa selle, pour donner plus de force à ses jambes. Cette attitude dénote un manque de forme à l'instant de produire un effort.
     
  • FAIRE DU SURPLACE : cette action concerne uniquement la piste, et de plus, les épreuves de vitesse. Deux coureurs sont en compétition. Au tirage au sort, l'un est désigné pour partir en tête. Il avance doucement pour obliger son adversaire à passer devant. Au bout d'un tour, il se place en haut de la piste et se met en surplace, en bloquant sa roue avant ; son adversaire l'imite, et les deux coureurs s'observent. Si le premier recule trop ou avance, le commissaire l'oblige à reprendre la course. Le surplace se joue à l'influence, et parfois si la séance pouvait durer un temps indéterminé. Maintenant le règlement n'autorise pas plus de trois minutes. Voilà pourquoi on dit souvent que l'épreuve de vitesse est la course la plus longue.
     
  • FAIRE ECLATER LE PELOTON : faire un démarrage en force, obligeant les adversaires à s'employer pour enrayer l'attaque. Il s'ensuit, généralement, une débandade qui disloque le peloton en plusieurs groupes.
     
  • FAIRE L'AVION : survoler toute la course, et dominer ses adversaires dans tous les compartiments du jeu.
     
  • FAIRE L'ELASTIQUE : lorsqu'un coureur est lâché par le peloton, la distance entre lui et le peloton augmente. A la faveur d'un ralentissement de ce dernier, le coureur lâche revient. Lors d une nouvelle attaque, il est à nouveau lâché. Si cette action se renouvelé plusieurs fois, on dit que le coureur concerné fait l'élastique En principe ce coureur est en petite condition et finit par être lâché définitivement.
     
  • FAIRE LA COURSE EN TETE : ne donner à personne le soin de mener la course Ne laisser le soin a personne de contrôler toutes les attaques. Etre toujours aux avants- postes, pour surveiller ses adversaires, et imposer, si besoin est, un rythme élevé à la course.
     
  • FAIRE LA DIFFERENCE : lâcher un ou Plusieurs adversaires, et augmenter sans cesse son avance pour être à l’abri d un retour dédits adversaires, et ainsi consolider ses possibilités, sinon d'une victoire, du moins une place d'honneur.
     
  • FAIRE LA GRIMACE : expression qui reflète l'humeur du peloton, notamment au départ lorsque la course ne va pas comme elle devrait. Indique aussi les efforts produits, vent de face, ou lorsque les coureurs doivent à tout prix, réduire l’écart entre l’échappe et le peloton.
     
  • FAIRE LA LESSIVE : attaquer sans cesse, pour éliminer le plus possible d’adversaires avant la fin de la course. Plusieurs attaques successives obligeront les plus vindicatifs à lâcher prise.
     
  • FAIRE LA MOTO : rouler très vite et en force, de façon à ce qu’aucun concurrent ne puisse prendre le relais, et ce pendant toute la durée de la course. Pour cela, il importe d’être en excellente condition physique.
     
  • FAIRE LA SOUDURE : action réalisée par un groupe de coureurs attardés qui rejoint le premier peloton, cette action permettant le regroupement de tout l'effectif.
     
  • FAIRE LE BARRAGE : opération réalisée par le directeur de la course ou un commissaire Lorsqu'un coureur ou un groupe de coureurs tente une échappée le directeur de la course ou un commissaire, interdit toute présence entre le coureur ou le groupe, et le peloton, jusqu'au moment où l'écart sera égal ou supérieur à la minute. De même, lorsqu'un coureur ou un groupe de coureurs perd le contact avec le peloton, aucun véhicule n'est autorisé à doubler le ou les coureurs lâchés, jusqu'au moment ou le commissaire jugera que l'écart est suffisant pour autoriser les passages Cette décision ne permet pas au coureur ou au groupe de coureurs de bénéficier de la présence de véhicules intercalés.
     
  • FAIRE LE DEPART : attaquer dès que le directeur de course libère les coureurs en abaissant le drapeau, annonçant le départ réel. Selon la position du coureur qui commet cette action, les autres concurrents devront s'employer pour enrayer son attaque, évitant ainsi de se laisser surprendre. Il s'agit souvent d'une tactique d’équipe, préméditée, obligeant les adversaires à fournir des efforts dès le début de la course. Cela provoque parfois quelques dégâts.
     
  • FAIRE LE MENAGE : action commise par une équipe qui attaque sans cesse pour faire perdre pied à l’adversaire et en éliminer le plus possible. On dit aussi «faire la lessive».
     
  • FAIRE LE TAXI : expression utilisée par les coureurs d'épreuves d'américaines ou de 6 jours. C'est, pour un coureur expérimenté et de qualité, faire accomplir l'apprentissage à un jeune, manquant d'expérience et auquel il est associé. C'est aussi courir pour mettre en valeur un routier en renom, mais insuffisamment adapté à la piste.
     
  • FAIRE LE TROU : c'est avoir, à la suite d'une attaque, mis ses adversaires à bonne distance. Lorsqu'un coureur a pris deux ou trois cents mètres à ses poursuivants, on dit qu'il a fait le trou.
     
  • FAIRE PARLER LA CLASSE : après avoir conduit sa course sur le plan tactique, avec l'aide de ses coéquipiers, prendre la direction des opérations et dominer ses adversaires, en faisant seulement appel à ses qualités et à ses dons.
     
  • FAIRE ROUGIR LE ONZE OU DOUZE DENTS : adopter le plus grand développement, et le conserver en pédalant à vive allure, sans arrêts, en demandant le maximum aux muscles et à la machine.
     
  • FAIRE SAUTER LA SOUPAPE : s'employer complètement dans une action, en allant au-delà de ses limites, et ce, jusqu'au point de rupture, avant d'être dans le rouge (voir cette expression), pour conserver un avantage ou se maintenir à l'avant de la course.
     
  • FAIRE UNE PARTIE DE MANIVELLES : se réunir à plusieurs pour aller s'entraîner, et, au lieu de rouler tranquillement, pédaler à une allure soutenue, pendant toute la durée de la sortie. En course, réaliser une moyenne très élevée, pendant tout le parcours, avec de très rares moments de répit.
     
  • FAUSSER COMPAGNIE AU PELOTON : s'échapper à un ou plusieurs coureurs, du peloton, avec la ferme intention de ne pas être rejoint.
     
  • FENÊTRE, Passer par la : Cela signifie être surpris par une brusque accélération à laquelle on ne s'est pas préparé et ne pas pouvoir suivre le rythme imposé par les adversaires.
     
  • FERMER LA PORTE : action réalisée par un coureur qui doit empêcher un adversaire de rentrer dans l'éventail formé par un groupe. En s'installant le dernier, le long de la bordure de la route, il ferme la porte du groupe échappé, ce qui interdit à quiconque de s'intercaler. Faire en sorte, lors d'un sprint, d'empêcher l'adversaire de déborder et d'aller à la victoire.
     
  • FILER LA POMPE : écœurer son adversaire. Lorsqu'un coureur, en grande condition, se joue des obstacles, alors que ses adversaires ont du mal à suivre, et font beaucoup d'efforts, ces derniers sont écœurés. Le voir pédaler aussi facilement, leur "file la pompe".
     
  • FINIR A PIED : terminer la course complètement épuisé, et accomplir les derniers kilomètres à une allure proche de celle d'un coureur à pied.
     
  • FINIR SUR LA JANTE : même signification que "finir à pied". La comparaison réside dans le fait que le coureur qui roule sur la jante (boyau crevé), termine très doucement.
     
  • FINIR TARD DANS LA NUIT : arriver très tard après le vainqueur. Quand un coureur est lâcher dès les premiers kilomètres de la course, il est probable qu'il arrivera très en retard, d'où l'expression : "Celui-là finira tard dans la nuit".
     
  • FLINGUER : attaquer par surprise en laissant son adversaire désemparé, ne pouvant répondre immédiatement à cette action.
     
  • FLÈCHE, Mettre la : C'est quitter discrètement la course sur abandon, au milieu de son déroulement, sans s'arrêter pour attendre la voiture balai et sans rendre son dossard.

  • FORMER L'EVENTAIL : cet aspect de la course intervient lorsqu'il y a un vent très fort. Souvent, le peloton se scinde en plusieurs éventails. Le premier coureur se place cote vent, les autres s'installent en se décalant pour être dans l'abri, sur toute la largeur de la route. L'évolution de l'éventail est la suivante : le vent vient de gauche. Le premier coureur a gauche se laisse glisser pour aller se placer sur la droite de la route. Le second prend sa place, et ainsi de suite, en mouvement tournant. (voir être dans la bordure).
     
  • FRINGALE, Avoir la : Cela signifie que le coureur a un taux de glucose insuffisant dans le sang. La médecine parle d'hypoglycémie lorsque la glycémie est basse. Pour un coureur brûlant normalement beaucoup de calories, s'il n'a pas pris ses précautions aux ravitaillements, la sanction est brutale, il ne peut plus avancer, c'est la fringale.
     
  • FUMER LA PIPE : rien de plus facile lorsque l'on est en grande forme et que l'on voit a ses cotes, les coureurs pédaler avec rage, et produire des efforts pour rester dans l’allure. Le coureur voit cela d'un œil tranquille, rappelant le monsieur détendu installe dans son fauteuil, fumant sa pipe, en observant la situation avec calme.

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G
  • GAGNER DANS UN FAUTEUIL : remporter une victoire dans une course lorsque les adversaires sont nettement inférieurs.
  • GICLER DU PELOTON : cette expression comporte deux aspects
    - le premier signifie qu'un coureur sort très vite du peloton, surprenant tous les autres (avoir la giclette  voir cette expression)
    - le second aspect s'applique à celui qui depuis un moment tente de rester au conctact; si une accélération se produit, il risque de gicler.
     
  • GOMMÉO (la) n'est pas amoureuse : cette expression ne s'applique en principe qu'au cyclo-cross, et signifie que la boue ne colle pas après les pneus, lors des passages en sous-bois 
  • GRUPETTO : Dans les courses à étapes, groupe se formant à l'arrière de la course lors des étapes de montagne afin de rallier l'arrivée avant les délais d'élimination.

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I
  • IMPOSER LE TRAIN : se placer en tête de la course et obliger les autres à suivre à la cadence voulue. Ceux qui ne pourront suivre seront lâchés. Si un coureur veut faire ralentir l'allure, il tentera de passer devant, mais les autres reprendont la tête et pourront à nouveau imposer l'allure qu'ils souhaitent.

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H
  • HUILE, PÉDALER DANS : faire montre d'aisance gestuelle, révélateur d'un état de forme manifeste (syn. avoir la socquette légère).

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J
  • JANTE, ROULER SUR LA  : Cela signifie être complètement épuisé, se sentir vidé de ses forces, comme un boyau à plat.
  • JARDIN, ROULER DANS LE  : C'est la mésaventure qui arrive à celui qui se retrouve dans l'herbe du bas-côté de la route par maladresse et qui prend le risque de tomber dans le fossé.
  • JETER LE VÉLO SUR LA LIGNE : lors d'un sprint très serré, au tout dernier moment, tenter de faire franchir la ligne à sa roue avant, en soulevant le vélo, et d'un coup de rein, le jeter sur la ligne. Dans cette action, le coureur à les bras tendus et est assis très en arrière de la selle, presque allongé sur sa machine.

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L
  • LANCER LE SPRINT : à environ 400m de la ligne d'arrivée, se placer en tête et imposer une vitesse de plus en plus grande; le sprint est lancé, et il n'y a plus qu'a attendre le dénouemment. Bien souvent, celui qui lance le sprint n'a peu de chance de gagner. C'est presque toujours un équipier qui est chargé de ce travail, afin de placer le sprinter de l'équipe dans les meilleures conditions possibles.
     
  • LARGUER LE PELOTON : le coureur qui largue le peloton coupe les liens invisibles qui le retenait pour partir seul et tenter l'échappée qui le mènera à la victoire. A l'opposé, un coureur peut être largué par le peloton, ce qui veut dire qu'il est lâché.

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K
  • KEIRIN : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuve originaire du Japon qui voit un peloton de six à huit coureurs suivre une motocyclette dont l'allure augmente progressivement de 35 à 45 km/h. La motocyclette s'écarte à environ 700 mètres de l'arrivée pour laisser place au sprint final.
  • KILOMETRE : Épreuve de cyclisme sur piste. C'est un contre-la-montre, départ arrêté sur 1 km pour les hommes, 500 mètres pour les femmes.

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M
  • Mafia, Être dans la : Faire partie d'un groupe de coureurs d'équipes différentes mais alliés de circonstances, et dont l'intérêt est de ne pas laisser gagner les autres cyclistes.
  • Maillot à pois : lors d'un tour de France, le coureur qui est en tête du classement du grand prix de la montagne. Les points sont attribués aux coureurs passant en tête des difficultés du parcours.
  • Maillot blanc : lors d'un tour de France ou d'un tour d'Italie, le coureur qui est en tête du classement général des jeunes (coureur de moins de 25 ans) le porte.
  • Maillot jaune : lors d'un tour de France, le coureur qui est en tête du classement général
  • Maillot rose : lors d'un tour d'Italie, le coureur qui est en tête du classement général.
  • Maillot vert : lors d'un tour de France, le coureur qui est en tête du classement par points. Les points sont attribués pendant la course lors des sprints bonifications et à l'arrivée de l'étape. Lors d'un tour d'Italie, c'est le coureur en tête du classement du grand prix de la montagne qui le porte.
  • Maillot cyclamen : lors d'un tour d'Italie, le coureur qui est en tête du classement par points le porte. Les points sont attribués pendant la course lors des sprints bonifications et à l'arrivée de l'étape.
  • Maillot Bleu : lors d'un tour d'Italie, il est attribué au coureur en tête du classement du combiné qui s'établit par addition du classement général, par points, de la montagne et gazzetta 110 de chacune des 21 étapes.
  • Maillot d'or : lors d'un tour d'Espagne, le coureur qui est en tête du classement général.
  • Mettre la chape : C'est battre son adversaire au sprint avec le plus infime des écarts qui ne représente pas plus que l'épaisseur d'un boyau (quelques millimètres).
  • Mettre la flèche : C'est quitter discrètement la course sur abandon, au milieu de son déroulement, sans s'arrêter pour attendre la voiture balai et sans rendre son dossard.
  • Mettre un siffleur (terme de la piste) : Cela signifie choisir un boyau très léger spécialement conçu pour les courses de la plus grande importance, les grandes compétitions ou les finales.
  • Meule : le grand plateau
  • meule, Tirer sur la : Accélérer vivement l'allure.
  • Monter aux balustrades : Expression de la piste pour désigner un sprinter qui monte dans les virages, soit pour attaquer en s'aidant de la pente, soit pour obliger son adversaire à en faire autant ce qui permet de le contrôler.
  • Mordre dans son guidon : C'est lorsqu'un coureur grimpe assis une pente raide au prix d'un effort violent, arc-bouté, la tête dans son guidon en le tenant par le centre.

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O
  • Omnium : Épreuve individuelle regroupant plusieurs épreuves de la piste, tel le décathlon en athlétisme.
  • Oreilles, Pédaler avec ses : Coureur dont le style manque de fluidité, balançant la tête au rythme de son pédalage.

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P
  • Pancarte, Avoir la : Se dit d'un coureur reconnu pour être un des favoris de la course. Ses adversaires le savent, c'est comme s'il avait une pancarte sur le dos, et ils ne vont rien faire pour l'aider. Ils vont essayer de l'isoler de ses équipiers pour l'attaquer.
  • Passer par la fenêtre : Cela signifie être surpris par une brusque accélération à laquelle on ne s'est pas préparé et ne pas pouvoir suivre le rythme imposé par les adversaires.
  • Pavés, Compter les : Rouler à une allure trop lente parce qu'on n'a plus de forces pour aller vite.
  • Pédale, En garder sous la : Se dit d'un coureur qui ne jette pas toutes ses forces dans l'immédiat et qui se réserve pour la suite de la course. Ce coureur ne participe pas efficacement aux relais d'une échappée. On dit aussi de lui qu'il court en rat.
  • Pédaler avec ses oreilles : Coureur dont le style manque de fluidité, balançant la tête au rythme de son pédalage.
  • Pédaler dans l'huile : faire montre d'aisance gestuelle, révélateur d'un état de forme manifeste (syn. avoir la sockette légère).
  • Peloton : Groupe principal lors d'une épreuve cycliste.
  • Percer : crever un pneu.
  • Pipe, Fumer la : pédaler avec une facilité déconcertante
  • Ponts de chemin de fer, Ne plus monter les : se trouver dans un état proche de la défaillance.
  • Porte, Fermer la porte : verrouiller un éventail lorsqu'on se trouve être le dernier abrité dans celui-ci, tout en gardant cette place, obligeant ainsi les cyclistes qui suivent à se contenter de la bordure.
  • Poursuite individuelle : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuve mettant en opposition deux coureurs sur 4000 m (3000 m pour les femmes) départ arrêté. Au début de la course les coureurs sont à l'opposé l'un de l'autre. Le coureur gagnant est celui qui arrive à dépasser son adversaire ou termine en premier les quatre kilomètres
  • Poursuite par équipe : Épreuve de cyclisme sur piste. Même principe que la poursuite individuelle mais réalisée cette fois par équipes de quatre coureurs se relayant.
  • Prendre un éclat : Cela signifie être laché d'un seul coup sans pouvoir réagir et en perdant très rapidement du terrain.
  • Prendre le bon wagon : Cela veut dire ne pas manquer une échappée décisive, celle qui regroupe les coureurs de grande classe. Comme pour un train qui dessert deux destinations, il faut prendre le bon wagon pour arriver à l'heure à sa destination et participer à l'emballage final.

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R
  • Ramier : coureur qui ne prend jamais aucun relais, généralement en retrait dans le peloton.
  • Ratonneur : synonyme de ramier
  • Ravitaillement, Brûler le : Se dit d'un coureur qui profite du ralentissement d'un ravitaillement pour partir en échappée. Il peut le faire en négligeant de prendre sa musette (mais attention à la fringale) ou en attrapant sa musette avant les autres (stratégie moins risquée).
  • Relayer : Passer en tête de groupe pour protéger les autres coureurs du vent. Les relais successifs permettent à chaque membre du groupe de rouler en faisant moins d'effort qu'un coureur solitaire.
  • Rivets de la selle, Astiquer les : Métaphore s'appliquant au coureur à la peine qui reste assis à l'avant de la selle de son vélo.
  • Roue, Être dans la : Consiste à profiter de l'aspiration du coureur précédant.
  • Roue, Sucer la : C'est surveiller et marquer de près un adversaire désigné, en se mettant résolument dans sa roue et sans jamais prendre le moindre relais.
  • Rougir, Faire rougir le 11 dents : imposer un train infernal sur le plus grand braquet
  • Rouler dans le jardin : C'est la mésaventure qui arrive à celui qui se retrouve dans l'herbe du bas-côté de la route par maladresse et qui prend le risque de tomber dans le fossé.
  • Rouler sur la jante : Cela signifie être complètement épuisé, se sentir vidé de ses forces, comme un boyau à plat.
  • Roulettes, Rester dans les : ne pas prendre de relais.

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S
  • Sauter : Se faire distancer par le groupe.
  • Scratch : Épreuve de cyclisme sur piste. Course de 15 kilomètres, départ en ligne.
  • Se relever : Réduire brusquement son allure après un effort important.
  • Siffleur, Mettre un (terme de la piste) : Cela signifie choisir un boyau très léger spécialement conçu pour les courses de la plus grande importance, les grandes compétitions ou les finales.
  • Socquette légère, Avoir la : voir Pédaler dans l'huile.
  • Sucer la roue : C'est surveiller et marquer de près un adversaire désigné, en se mettant résolument dans sa roue et sans jamais prendre le moindre relais.

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T
  • Tandem : Épreuve de cyclisme sur piste. Compétition de poursuite par équipes sur deux kilomètres, de deux paires de coureurs associés sur le même cycle.
  • Tirer sur la meule : Accélérer vivement l'allure.
  • Trou, Faire le : Se dit d'un coureur qui réussit à creuser l'écart et à mettre ses poursuivants à bonne distance.
  • Trou, Boucher le : Revenir sur un groupe depuis l'arrière.

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U

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V
  • VIROLETS : petits virages succesifs : la route descend en petits virolets, difficile à négocier.
  • VISSER LA POIGNÉE : augmenter soudainement son allure et la soutenir comme le ferait le motard en tournant la poignée des gaz.
  • VITESSE INDIVIDUELLE : Épreuve de cyclisme sur piste. Épreuve disputée par deux coureurs sur 2 ou 3 tours de piste. Comme toute course, le vainqueur est le premier à passer la ligne, cependant la tactique joue un rôle prépondérant dans ce type d'épreuve.
  • VITESSE PAR ÉQUIPE : Épreuve de cyclisme sur piste. Deux équipes de trois coureurs s'affrontent sur trois tours de piste, chaque coureur effectue un tour en tête pour entraîner ses coéquipiers puis s'écarte.
  • VOLTIGER : être dans une forme exceptionelle et se jouer de tous les obstacles, avec une facilité déconcertante. Grimper les cols en donnant une impression de facilité et de légèreté.

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W
  • Wagon, Prendre le bon : Cela veut dire ne pas manquer une échappée décisive, celle qui regroupe les coureurs de grande classe. Comme pour un train qui dessert deux destinations, il faut prendre le bon wagon pour arriver à l'heure à sa destination et participer à l'emballage final.

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